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La consommation d'alcool

Consommer de l’alcool.

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Face aux problèmes suscités par la consommation d‘alcool, qui est en constante progression, les pouvoirs publics de nombreux pays commencent à tirer fortement la sonnette d’alarme, malgré les tabous liés à cette «drogue» légale.

La Ligue Vie & Santé a depuis longtemps mis l’accent sur les dangers liés à la consommation d’alcool, surtout quand elle est quotidienne, voire hebdomadaire. Certaines quantités d'alcool prises durant le week-end peuvent générer une forme d'alcoolisme tout aussi pernicieuse qu'une consommation journalière.

Le problème majeur avec l’alcool, c'est de savoir à partir de quel moment nous sommes dans une consommation excessive, risquant de générer la dépendance. Une grande majorité de buveurs réguliers souffrent plus ou moins de dépendance, même si celle-ci reste (encore) gérable dans leur vie courante. Ces personnes ne perçoivent pas le problème, sauf quand une période d'abstinence, choisie ou forcée, (maladie, hospitalisation) provoque les malaises liés au manque. Certes, chacun doit pouvoir juger de sa consommation, mais de nombreuses personnes s’aperçoivent à leurs dépens qu’il est plus facile d’entrer dans la dépendance que d’en sortir. Dans ce domaine, comme dans d’autres, mieux vaut prévenir que guérir.

La consommation d'alcool n'est en rien nécessaire à votre santé. Si vous n'en éprouvez pas le désir, ne vous sentez en aucun cas obliger d'en boire, même modérément. Ne vous laisser pas manipuler par des personnes qui vous suggèrent de "partager" avec elles un moment de convivialité. N'hésitez pas à expliquer votre position. Il faut savoir tenir compte d'une chose essentielle : Si la "convivialité" doit être systématiquement provoquée par l'ingestion d'alcool ou de stupéfiant, cela dénote déjà une certaine difficulté à vivre sainement ses relations. Ceci étant précisé, si vous consommez de l’alcool, faites-le prudemment. Soyez toujours vigilants à la quantité d’alcool consommée. Ainsi qu’à la fréquence avec laquelle vous le consommez. Etablissez pour vous-même un «standard» de consommation, par jour et/ou par semaine. Sauf rares exceptions, essayez de vous tenir à la consommation type que vous avez décidée. Restez vigilant; Le moindre état d’ivresse, même léger, peut vous faire perdre les résolutions et les attitudes intérieures que vous avez choisies. Avant tout, posez-vous la question de savoir si cette prise d’alcool est nécessaire.

Hormis le fait que l’alcool reste le deuxième facteur (après le tabac) des principales causes de maladies mortelles en France, il y a de nombreuses raisons qui incitent les pouvoirs publics à nous avertir des dangers potentiels liés à sa consommation. Les accidents de la route et du travail, la violence sous influence de l'alcool, ainsi que les rapports sexuels "improvisés" (et non protégés) sous influence, sont de plus en plus courant. Ces phénomènes ont également une tendance à se généraliser parmi une population de très jeunes gens. Sachons donc respecter les « barèmes » en vigueur. Les limites préconisées par l’OMS (organisation mondiale de la santé) sont de deux verres standards d’alcool par jour pour les femmes et trois verres pour les hommes.


Un verre standard (ou unité internationale d’alcool = UIA) représente en moyenne 10 grammes d’alcool pur. Cette quantité standard de 10 grammes d’alcool se retrouve dans un verre de vin de 10 cl à 12°, d’une demi-pression de bière de 25 cl à 5°, ou d’un verre de porto de 6 cl à 18 °. Un verre de whisky (3cl), de cognac (3cl), ou de pastis (3cl) à 40°, comporte à peu près la même quantité d’alcool, soit 10 grammes. Au-delà de cette dose quotidienne de deux ou trois verres standards (hommes), la prudence s’impose.

L’effet de l’alcool est recherché parce qu’il procure une impression de détente, d’euphorie, voire de liberté. Ceci est lié au fait que l’alcool a une action désinhibitrice sur certaines instances de notre vie psychique (barrage du surmoi). Mais la sensation de «bien-être» ne dure pas et … il faut reprendre un autre verre. Ce système est pernicieux, car pour un bon nombre d’individus, la sensation de détente induite par l’alcool va être systématiquement recherchée. Si vous traversez une période psychologiquement difficile, vous risquez également de trouver un certain bien être en absorbant de l’alcool. Il est plus facile de rentrer dans ce processus de compensation que de chercher à résoudre les causes d’une difficulté psychologique. Il faut savoir que l’alcool, ne pourra jamais résoudre une difficulté de cet ordre. Au contraire, une consommation qui sert à compenser toute forme de trouble psychique, même léger, conduit à l’impasse. N’encouragez jamais quelqu’un à boire de l’alcool, surtout si cette personne refuse votre offre.

Un nombre grandissant de «petits» buveurs sont considérés comme étant des «personnes à risques», car ils peuvent facilement glisser vers une dépendance lourde de conséquences. Ce glissement progressif va prendre souvent des années, sans que la personne concernée s’aperçoive du changement. Au début, l’alcool va servir à «lutter» contre le stress, contre des sensations d’anxiété diffuses et va donner l’impression de soulager divers petits symptômes dépressifs. Or l’alcool n’est ni un anxiolytique ni un antidépresseur, loin de là. Les personnes prises dans ce processus ne voient, ni ne veulent voir la situation clairement. Si je me permets ces quelques remarques, c’est que le besoin de compensation, est une des causes majeures de l’addiction. Dès qu'une consommation se fait au quotidien, même à une quantité très réduite

Si vous êtes amené à rencontrer une sensation de «mal être», de solitude, de tristesse inexpliquée ou d’abattement, ne compensez en aucun cas ces ressentis désagréables par une consommation, même légère, d’alcool. Vous êtes dans la mauvaise direction. De vraies solutions existent, parlez-en à votre médecin. De même si vous sentez un dérapage de votre consommation habituelle. Nous avons vu que la consommation d'alcool est loin d'être une nécessité. Les personnes qui n’arrivent plus à faire face, ainsi que celles dont la dépendance est reconnue, peuvent contacter les organismes suivants, qui sauront proposer des solutions reconnues depuis de nombreuses décennies :

Marc Klinkhamer

- www.alcooliques-anonymes.fr

- www.vielibre.org

Pour toutes informations complémentaires, n'hésitez pas à consulter le site suivant : http://www.alcoolinfoservice.fr/