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3. Dépression saisonnière et coups de blues en hiver - Un trouble affectif saisonnier

UN TROUBLE AFFECTIF SAISONNIER

Le tableau clinique de la dépression saisonnière est semblable, en partie, à celui de la classique dépression dite mélancolique : manque d’énergie, fatigue, tristesse, tendance au repliement sur soi, auto-dépréciation et sentiment de dévalorisation, lenteur et inefficacité dans le travail, etc. Des symptômes bien particuliers donnent également à cette dépression ses caractéristiques spécifiques : tendance à la somnolence et besoin accru de sommeil (sans en tirer aucun bienfait), bouleversement des habitudes alimentaires (forte envie de manger des sucreries) se traduisant par une augmentation de l’appétit avec prise de poids, grande difficulté à se mettre en action le matin avec un ralentissement de l’activité, qui s’accentue au fur et à mesure que la durée et la luminosité des jours diminuent.

La dépression saisonnière n’est pas une maladie rare : en France, suivant les régions, elle représenterait entre 5 et 20% de l’ensemble des dépressions. Dans les pays scandinaves, le nord des Etats-Unis et le Canada, le pourcentage est encore plus élevé. Et les norvégiens considèrent que ce type de dépression touche à des degrés divers, la quasi-totalité de la population installée au nord du cercle polaire !

Au voisinage de l’équateur et dans les zones tropicales où la lumière solaire est importante presque toute l’année (sauf pendant la saison des pluies), la dépression saisonnière existe aussi, mais sous une forme atténuée et d’une durée nettement plus courte. De plus, si un individu sujet à ce genre de dépression et vivant en Europe de l’ouest entreprend un voyage transméridien en hiver, son €tat s’améliore rapidement s’il se dirige vers les zones tropicales alors qu’il s‘aggrave quand il se rapproche du monde polaire.